Press Releases Conseil Européen: Intervention du président Charles Michel à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre slovaque Eduard Heger à Bratislava

Conseil Européen: Intervention du président Charles Michel à l’issue de sa rencontre avec le Premier ministre slovaque Eduard Heger à Bratislava

Thank you for this occasion to have this meeting today with you and with your team to prepare together the next European Council meetings and to discuss the different challenges we face together. You and also with the other European member states.

And indeed, today we had the occasion to discuss how we can cooperate, how we can coordinate to strengthen the European Union and to make this political project more effective. And I’m certain that we share this opinion. It’s important to make progress in the field of security and defence to have more stability in Europe and outside of Europe.

It’s also important to cooperate and to work together to make this economic project more solid, more robust. And this is the goal of the French presidency. We’ll have the summit in March, and it could be the occasion to have a broad discussion with the member states to address all these topics.

Je voudrais remercier le Premier ministre Edouard Heger pour son implication au sein du Conseil européen et pour l’occasion de tenir cette réunion aujourd’hui. Nous avons eu l’occasion aujourd’hui d’aborder deux questions fondamentales.

La première question touche à la sécurité, à la défense et à la stabilité: comment peut-on coopérer en tant qu’Union européenne, mais également avec l’OTAN, qui est un pilier central pour la sécurité en Europe et dans le monde?

Nous avons aussi abordé la question de la prospérité, des investissements, de la croissance: dans ce monde qui, progressivement, va sortir de cette crise du COVID, qui fait face en même temps à cette révolution digitale, à ce besoin d’innovation, qui fait face aux défis du changement climatique, qu’est-ce que cela implique, en termes de transformation? Comment pouvons-nous faire en sorte que l’Union européenne utilise les instruments dont nous disposons − la capacité d’innovation, le talent, l’intelligence collective − pour que l’on progresse sur le plan du développement économique et, grâce au progrès économique, à la cohésion sociale, faire progresser les conditions de vie de nos citoyens partout en Europe?

En prenant en compte les points de départ différents entre différents pays européens, que ce soit en matière climatique, en matière énergétique, en matière économique: tous les pays européens n’ont pas exactement la même situation. Et la solidarité européenne, c’est prendre en considération les réalités dans les différents pays européens − d’où l’importance des échanges très directs que nous avons pu avoir. Nous allons donc travailler dans cette direction-là, faire en sorte que l’on puisse prendre des mesures, prendre des décisions ensemble dans l’unité européenne pour rendre l’Europe plus effective, plus au service des 450 millions de citoyens européens, pour garantir la sécurité et la prospérité.

Et puis, un mot spécifique en lien avec l’actualité qui touche à la situation de la Russie et de l’Ukraine. Sur ces sujets là, je voudrais indiquer qu’une menace contre l’Ukraine est une menace contre l’Europe. Et c’est la raison pour laquelle nous sommes engagés pour soutenir la désescalade, que nous espérons par le canal diplomatique. Nous pensons que tous les efforts doivent être mis en œuvre dans les différents formats diplomatiques, et il y a différents formats diplomatiques: que ce soit au sein de l’OSCE, au sein du Conseil de sécurité des Nations unies, dans le cadre du format Normandie, dans le cadre du Conseil OTAN-Russie, ou encore dans le cadre des pourparlers directs entre les États-Unis et la Russie. C’est dans cet esprit de pleine coopération avec les États membres européens et avec nos alliés, notamment nos alliés au sein de l’OTAN, notamment avec les États-Unis, que ce lundi a eu lieu une vidéoconférence qui a mis autour de la table plusieurs leaders européens et des partenaires américains et britanniques. Cela a été l’occasion d’affirmer notre unité, cet engagement pour donner une chance au canal diplomatique, mais aussi notre préparation, si cela devait échouer et s’il devait y avoir une agression, à prendre dans l’unité des mesures restrictives. Parce que s’il devait y avoir une aggression militaire, les conséquences seront sévères et seront massives pour la Russie qui porterait une telle aggression.

Voilà quelque éléments que je voulais vous indiquer. Encore une fois, merci pour cette occasion de travailler ensemble. Merci pour votre implication personnelle et très active dans nos débats au Conseil européen, qui est extrêmement appréciée. Je me réjouis de poursuivre, dans les prochains mois, ce travail à vos côtés. Merci à vous.

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